samedi 28 novembre 2015

Dehilès Slimane

ولد بواضية – تيزي وزو- في 14 نوفمبر سنة 1920 التحق في شبابه بالجيش الفرنسي , وتعرف على النشاط السياسي لحزب الشعب في المهجر حيث كان يقيم .التحق مباشرة بعد اندلاع الثورة بالجزائر وتوجه إلى مسقط رأسه وهناك تعرف بعد فترة على كريم بلقاسم و أوعمران . بدأ نشاطه الثوري في إطار نشر الثورة في المنطقة الثالثة ثم رافق أوعمران إلى المنطقة الرابعة بعد استشهاد سويداني بوجمعة .بناءا على قرارات مؤتمر الصومام عين كقائد عسكري للولاية الرابعة ثم تولى قيادتها في شتاء 1956 بعد ذهاب أوعمران إلى الخارج . امتازت فترة قيادته بتشكيل الوحدات العسكرية الكبيرة والتي نذكر منها :
كومندو الولاية .
كومندو المنطقة الأولى .
كومندو المنطقة الثانية .
لحل مشكلة التسليح غادر سي الصادق الولاية في نهاية ربيع 1957 ولم يعد إليها إلا أياما قبيل وقف القتال في مارس 1962 .العقيد سليمان دهليس ما يزال على قيد الحياة وهو يقيم حاليا بالجزائر.


       De son vrai nom : Dehilès Slimane est né le 14 Novembre 1920 à Ouadhia (wilaya de Tizi Ouzou).
Il s’engage dés son jeune âge dans l’armée française. Il connut le militantisme au PPA durant son émigration en France.
Il retourne en Algérie dans son lieu de naissance, après le déclenchement du 1er novembre.
Il fit la connaissance de Krim Belkacem et Ouamrane en zone3 où il participa à sensibiliser les populations et faire connaitre les objectifs de la révolution.
Il accompagna Ouamrane lors de sa désignation en zone 4 et après la mort de Souidani Boudjemaa.
Il fut nommé responsable militaire de cette zone devenue wilaya4, comme adjoint au colonel Ouamrane, après les décisions du congrès de la Soummam.
Fin 1956, après le départ  de Ouamrane vers l’extérieur, si Sadek le remplace et devient responsable politico-militaire  de la wilaya 4 avec le grade de colonel.
Sous sa responsabilité, et en application des décisions de la Soummam, la wilaya 4 a connu un grand essor notamment dans le domaine militaire avec la création d’unités d’élites appelées commando.
Ainsi une expérience fut tentée avec la création d’un commando de wilaya avec prés de 200 djoundi et  1 commando dans chaque zone composant la wilaya4(3).
Pour le problème de l’armement le colonel Sadek part en mission à l’extérieur vers le mois d’avril 1957 et ne revient en Algérie qu’au cessez le feu. Il est toujours en vie et réside à Alger.

Amar Ouamrane


ولد بالقبائل عام 1919 والتحق في شبابه بالجيش الفرنسي , ولأنه تسبب ببعض المشاكل في وحدته أصبح مطاردا من قوات الأمن الفرنسية . انظم أثناء الحرب العالمية الثانية إلى حزب الشعب وظل ينشط فيه رفقة كريم بلقاسم إلى أن تفجرت الأوضاع داخل الحزب عام 1954 حيث تبنيا موقف ميصالي الحاج لكن اتصال جماعة بوضياف بهما جعلتهما يبدلان رأيهما وهكذا باشر أوعمران تحضيره للثورة في بلاد القبائل, ثم وبأمر من كريم بلقاسم يأتي بجماعة من المناضلين ويشارك في عمليات الاندلاع بالمنطقة الرابعة – المتيجة –وبعد فشل عمليتي ثكنة بوفاريك وثكنة البليدة يغادر مع مناضليه المنطقة ليشرف على نشر الثورة في منطقة القبائل .بعد اعتقال بيطاط في مارس 1955 يلتحق بالعاصمة لفترة من الزمن ثم يتفرغ للإشراف على نشر الثورة في الجهة الشرقية من المنطقة الرابعة ثم في وسطها بعد استشهاد سويداني بوجمعة في أفريل 1956 . يشارك في مؤتمر الصومام في أوت 1956 كممثل للمنطقة الرابعة ويعين كأول قائد للولاية الرابعة كما أصبحت تسمى بعد المؤتمر . وفي شتاء 1956 يغادرها في مهمة إلى تونس .توفي العقيد أعمر أوعمران بتاريخ 1992-7-28 بالجزائر .


       Né à dans la région du Dhraa El Mizane ( en Kabylie) en 1919,  s’est engagé très jeune dans l’armée française.
       Il a crée beaucoup de problèmes au sein de l’armée française, notamment à l’école de cadres de Cherchell, ce qui a entrainé sa condamnation  à mort.
       Après l’amnistie générale décrétée  par le gouvernement français (1946), il quitte l’armée et adhère au parti nationaliste (PPA ensuite MTLD).
       Il milita au sein du parti à coté de Krim Belkacem et en 1954 au moment de la scission de ce dernier ils prirent partie  au début pour Messali.
Mais après  un contact avec Boudiaf  ils adhèrent  tous les 2 à l’action armée décidée par les 22.
       Après la désignation (par les 22) des six, Krim est responsable de la zone 3 (Kabylie) Ouamrane à ses cotés,  participe aux préparatifs du 1er novembre en Kabylie.
La zone 4 (Algérois) ayant besoin de renforts armés pour participer aux actions du 1er novembre , demande l’aide de la zone 3  qui lui envoie un groupe d’une vingtaine de djounouds dirigés par Ouamrane.
Parmi les grandes actions programmées dans la Mitidja il y avait l’attaque de 2 casernes : Boufarik et à Blida.
       Malheureusement par manque de coordination  entre les différents groupes de l’ALN, l’ennemi était en alerte  et l’action  a échoué.
Il repart en Kabylie où  il s’occupe avec les premiers groupes armés de sensibiliser les populations sur la base de la proclamation du 1er Novembre.
Après  l’arrestation de Bitat en mars 1955 il est nommé responsable de la zone 4 (Algérois).
       Il préside la délégation qui représente cette dernière (devenue wilaya4) du congrès de la Soummam (20 Août 1956) et devient son 1er chef avec  le grade de colonel.
Il part en mission en Tunisie pour le problème de l’armement en décembre  1956.
Il assure différentes  responsabilités en Tunisie et rejoint l’Algérie en 1962.
Il décède le 28 juillet 1992 à Alger.

Si ahmed Bouchaib

اسمه الحقيقي بوشعيب الحاج المدعو سي أحمد ، ولد في 13 جويلية 1918 بعين تيموشنت و هو أكبر إخوته. له أخوين و أختين ، عند نيله لشهادة الابتدائية توقف عن الدراسة و توجه الى العمل في "قصابة" كان يملكها والده ، بعدها عمل كساعي للبريد بمسقط رأسه لمدة من الزمن، وفي سنة 1937 التحق بحزب الشعب و لما بلغ سن الخدمة العسكرية جند في الجيش الفرنسي ثم شارك في الحرب العالمية الثانية 1939-1945 حيث اعتقل من طرف الجيش الألماني وبعد مدة توفرت له فرصة سانحة ليفر من السجن ويشارك في الإنزال الذي عرفته سواحل فرنسا، تحصل بعد ذلك على وسام الحرب من الجيش الفرنسي.
بعد فترة أصبح أحد المرشحين الناجحين في انتخابات البلدية بعين تيموشنت ، ثم اختير ليكون عضوا في المنظمة الخاصة ، وفي أفريل 1949 شارك في الهجوم على بريد وهران وكذا شركة الكهرباء و الغاز طاردته السلطات الاستعمارية لتبدأ مرحلة جديدة في حياته حيث أصبح يتنقل من مخبأ لآخر الى أن استقر به الوضع في متيجة.
واثر الأزمة التي عرفها حزب انتصار الحريات الديمقراطية وتقرير الاجتماع الذي انعقد بالمدنية وهو اجتماع 22شارك سي احمد في هذا الاجتماع واختير نائبا لرابح بيطاط مسؤول المنطقة الرابعة آنذاك.
وفي سنة 1954شارك في التحضير لاندلاع الثورة، ومن قادة المنطقة الرابعة رفقة سويداني بوجمعة ، وفي سنة 1955 ، يلقى عليه القبض في متيجة ليقضي ما بقي من الثورة في السجن حتى 1962 تاركا ورائه رجالا تابعوا المسيرة حتى الاستقلال. كان سي احمد قادرا على تحمل المسؤوليات التي أوكلت له في حزب جبهة التحرير حيث كان نائبا بالمجلس الوطني بين 1964-1965 ثم عين عضوا في اللجنة التي تأسست اثر اغتيال الرئيس محمد بوضياف في 29جوان1992يعيش سي احمد اليوم بالمدينة التي عرفت مسقط رأسه.


 De son vrai nom Belhadj Bouchaib, appelé dans la clandestinité si Ahmed, est né le 13 juillet 1918 à  Ain_ Témouchent.
Il était l’aîné d’une famille de 3 personnes : un frère et deux sœurs.
Après avoir obtenu son certificat d’études primaires il arrête sa scolarité et aide son père à la boucherie durant quelques années avant de trouver un emploi comme facteur intérimaire  à la poste de son lieu de naissance.   Il adhère au PPA en 1937.
Appelé au service militaire, il participe à la 2e guerre mondiale. Fait prisonnier par les Allemands, il s’enfuit  et participe au débarquement sur les cotes de Provence en France. Une croix de guerre lui sera décernée.
 Après l’événement du 8 mai 45 il est arrêté et à sa libération il fait partie de L’O.S en février 1947.
Comme couverture à son activité politique, il encourage la formation d’une équipe de football, et la restructuration de la jeunesse à travers le scoutisme.
Lors des élections municipales, il est élu comme 2e adjoint au maire d’Ain-Temouchent.
Il a participé à l’attaque de la poste d’Oran en avril 1949 et à l’attaque de l’E.G.A (électricité et gaz d’Algérie).  Après la scission au sein du parti MTLD , les 22 (tous anciens de L’OS) se réunissent à El Madania et décident du déclenchement. Si Ahmed Bouchaieb assiste à cette réunion des 22 et fut choisi comme un des adjoints de Bitat. En septembre 1955 il est arrêté et n’est libéré qu’à l’indépendance en 1962.
Après avoir assumé des responsabilités au sein du parti  FLN, il est député (1964,1965) et fut nommé membre de la commission d’enquête sur l’assassinat de Boudiaf le 29 juin 1992.

samedi 5 juillet 2014

dans la conqueter de la rechercher





















L'histoire est un récit, c'est la construction d'une image du passé par des hommes (les historiens) qui tentent de décrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus. Par delà les époques et les méthodes, et quel que soit le but sous-jacent du travail de l'historien, l'histoire est toujours une construction humaine, inscrite dans l'époque où elle est écrite. Comme le souligne l'historien Antoine Prost, « l'histoire, c'est ce que font les historiens






L'histoire est un récit, construit non par intuition intellectuelle, mais à partir de sources. Elle s'attache avec ces sources à reconstruire plusieurs pans du passé. Au cours des siècles, les historiens ont fortement fait évoluer leurs champs d'intervention et réévaluer leurs sources, ainsi que la manière de traiter ces sources.
L'histoire, qui n'est pas seulement une réflexion sur le passé, se construit selon une méthode. Celle-ci a évolué au cours des temps, évolution qu'on appelle l'historiographie, littéralement l'histoire de l'écriture de l'histoire. La méthode historique s'appuie sur un ensemble de sciences auxiliaires qui aident l'historien à construire son récit.
Enfin, l'histoire est une pratique sociale : elle s'inscrit fondamentalement dans son époque, y joue un rôle, elle est convoquée quelles que soient les époques pour soutenir, accompagner ou juger les actions des Hommes.












le commando Djamal est en région 4 de Teniet-El-Had Dans l'Ouarsenis

En mars 1957, le commando Djamal est en région 4, sur le territoire de Teniet-El-Had, dans un lieu proche des monts de Amrouna, bastion de l’ALN. Il est près de Marbot (El-Kerrouch, Tarik Ibn Ziad actuellement). Une embuscade est en préparation dont l’objectif est un convoi militaire qui circule entre le douar de Taghlissia où l’armée française effectua une opération de "pacification", brûlant et détruisant les mechtas. Le convoi regagne Marbot en fin de journée. Il est composé de quatre véhicules militaires, dont deux half-tracks (véhicules blindés semi-chenillés), l’un ouvrant la marche, à l’avant, l’autre placé à l’arrière.
La reconnaissance des lieux nous permet de choisir l’emplacement qui convient le mieux pour nous installer, nous embusquer, sur le bord de la route. Nous retenons un tronçon de route boisé et repérons un endroit surélevé que nous allons occuper sur une longueur de 150 à 200 m.
Le convoi débouchera d’un virage, à notre gauche, venant de Taghlissia, puis s’engagera sur une ligne droite longue de plusieurs centaines de mètres, jusqu’à un autre virage, à notre droite, où nous n’aurons plus de vision. Dans l’endroit que nous avons retenu, nous étions protégés par une dense broussaille et nous ne risquions pas d’être repérés.
Nous sommes le 22 mars 1957. Nous ne sommes pas intervenus le matin, quand le convoi filait vers Taghlissia, mais nous l’attaquerons l’après-midi, sur son chemin du retour. Les occupants des camions seraient moins vigilants. L’aller s’étant effectué sans incident, ils penseraient que le trajet est sans danger. Pour le commando comme pour toute unité de l’ALN, affronter l’ennemi le plus tard possible – l’idéal étant quelques heures avant la tombée de la nuit – offre l’avantage de ne pas être poursuivis et rattrapés, puisque peu de temps nous sépare du noir de la nuit qui nous enveloppe et nous protège dans notre repli.
Le général Maurice Challe, commandant en chef en Algérie, décrit le combattant algérien en ces termes : "Un homme très endurant et frugal, capable de se déplacer à une vitesse considérable, quand il connaissait très bien la région où il combattait. Sa vitesse dans les djebels était deux fois, à trois fois supérieure à celle de nos meilleurs éléments. Hors de son terrain de chasse, il était encore l’égal de nos meilleurs éléments."
Le général Challe ajoute à propos des "katibas, unités de base de l’ALN : grâce à leur faiblesse numérique, à leur rusticité et à leur connaissance du pays, elles disparaissent pour gagner des retraites sûres que la population, complice volontaire ou involontaire, se gardera bien de dévoiler".
Lors de l’embuscade contre le convoi militaire, le commando est dirigé par Si Nouredine qui est originaire de Maghnia.7
Dès que le convoi est annoncé, nous nous précipitons et occupons nos positions. Au bout d’une attente qui nous semble bien longue, le convoi ennemi s’approche et "entre" dans l’embuscade. Mais, surprise, il n’y a qu’un seul camion et les deux half-tracks. Après un court instant d’hésitation, et constatant qu’il n’y pas d’autre camion, le djoundi désigné pour ouvrir le feu donne le signal. Nous tirons tous, en même temps, en visant les soldats ; certains parmi nous étaient chargés de cibler les chauffeurs. Notre puissance de feu était vigoureuse. Très vite, le camion se renverse et bascule de l’autre côté de la route. L’engin de tête, le half-track est "sorti" de l’embuscade, son chauffeur ayant accéléré dès les premiers coups de feu. Il s’arrête plus loin, nous tire dessus à la mitrailleuse lourde. Notre tireur de la Willis, installé sur une bute, derrière nous, riposte ; il l’arrose d’une longue rafale. Le half-track cesse de tirer. Il file à toute allure et disparaît après un virage. Nos djounoud sont à l’œuvre. Ils ont récupéré toutes les armes individuelles. Nous compterons, plus tard, 29 armes. Nous éprouvons des difficultés à arracher les deux mitrailleuses fixées sur l’avant du half-track. Abdelkrim, chef de groupe, nous tire d’affaire. Il fallait ôter la clavette pour libérer les deux mitrailleuses, une 12/7 et une 30, de fabrication américaine.
L’embuscade n’a duré que quelques minutes. Elle fut un succès, hormis "la perte" du deuxième half-track qui nous a échappé. Nous ne déplorons aucune perte, parce que les conditions de succès de l’embuscade étaient réunies : l’effet de surprise, la puissance de feu et notre rapidité dans l’exécution. 8
Nous nous replions à Sidi Saïd où nous faisons une courte halte. Nous rejoignons, par la suite, Amrouna, forteresse de l’ALN. Après Toutia, nous traversons la route Orléansville-Molière (Chlef-Bounaama) et nous nous enfonçons dans le massif de l’Ouarsenis. Au bout de notre périple qui a duré 3 jours – ou plutôt 3 nuits – de marche, nous sommes à Ouled El-Mabane, à Bab El-Bekouche, lieu de rencontre des unités de l’ALN et plaque tournante de la région 1 de la zone 3. Nous étions heureux d’exposer notre lot d’armes récupérées.
Nous nous déplaçons, par la suite, à Shanine, petite dechra accrochée sur le flanc d’une colline peu boisée. Mais elle jouxte une forêt dense située vers le haut. C’est le mois d’avril 1957. C’est le Ramadhan qui a débuté le 1er. C’est notre premier Ramadhan au maquis. Depuis notre merkez, nous avons vue sur la plaine du Sersou et sur un bout du village de Souk El-Had.
Nous décidons d’y faire entrer un petit groupe du commando. Il a pour mission de nous ramener des vivres pour nous et pour nos hôtes de la dechra qui sont dans le dénuement le plus complet, ne possédant rien à nous offrir pour la rupture du jeûne. Le chef de section, Si Ahmed Moustache, accompagné de cinq djounoud, est chargé de conduire l’expédition. 9
Dès le départ du groupe, le commando se met en mouvement et s’approche du village. Après quelques heures d’attente, nous apercevons notre petit groupe sur le chemin du retour, conduisant les bêtes chargées de vivres. Il traversa le pont qui enjambe un oued et se dirige vers nous. Des véhicules militaires pointent derrière lui, à la sortie du village. Nous les empêchons d’atteindre le pont, de le traverser avec l’intention de poursuivre et de rattraper nos compagnons. Nos mitrailleuses entrent en action. Nous stoppons les véhicules militaires. Ils tentent une seconde fois d’avancer. Nos tirs les immobilisent ; ils ne peuvent atteindre le pont. Des avions Jaguar nous survolent. Ils piquent sur nous. Nous tirons quelques rafales. Ils reprennent de l’altitude, disparaissent. Nos compagnons nous rejoignent sains et saufs.
Le harcèlement de Souk El-Had eut un grand effet sur la population de la région. Au point où Koukhou, un troubadour (meddah), composa une qacida à la gloire du commando. Elle contribua à étendre la célébrité de notre katiba.
Le soir même, nous devons quitter Shanine. Nous sommes appelés à une mission dans la région 4 (région de Amrouna) que nous avons quittée quelques jours auparavant, après l’embuscade de Marbot (Kerrouch, Tarik Ibn Ziad). Ordre nous est donné de cesser de jeûner. C’était le 6e jour du Ramadhan 1957. Au bout de trois longues étapes, nous arrivons à Tiyabine, en région 4. C’est là que nous prenons connaissance de l’objet de notre mission : l’attaque de la Force K, dans son PC, à Zeddine (région d’El-Attaf, wilaya de Aïn Defla).
(à suivre)

6 - Tarik Ibn Ziad se trouve sur la route menant de Khemis-Miliana à Teniet-el-Had
7 - Nous n'avons jamais pu connaître son identité. C'est un ancien adjudant-chef de l'armée française qui déserta, avec deux autres sous-officiers, un caporal-chef et un caporal, de la garnison de Hammam Righa, en octobre 1956. L'ALN devait réaliser une grande opération en s'emparant de tout l'armement stocké dans l'armurerie. Si Nouredine neutralisa la première sentinelle, mais manque la deuxième sentinelle qui donnera l'alerte. Si Nouredine et ses compagnons ont quand même rejoint l'ALN avec leurs armes. Devenu aspirant militaire de la zone 2 (Ténès), il meurt dans l'attaque du poste militaire de Ouachrias (Beni Haoua ex. Francis Garnier, le 17 décembre 1957.
8 - Nous apprendrons, plus tard, que l'armée a réuni les habitants des douars des environs  de Marbot. Elle les accusa d'avoir participé à l'embuscade tendue par l'ALN. Un rescapé de notre action, le seul, et qui se serait caché dans la forêt, les disculpa publiquement. Il affirma que ce sont des combattants habillés en tenues militaires qui menèrent l'assaut contre le contre le convoi et qu'il n'y avait aucun civil parmi eux.
9 - Si Ahmed Moustache, de son vrai nom Selmani Ahmed, fut blessé à l'œil lors de l'attaque des Belhadjistes. Il fut évacué sur le Maroc. Il resta au sein de l'ANP jusqu'à sa retraite. Il décéda à Ain Défla où il résida après l'Indépendance.